Bernhard Willem Holtrop est né aux Pays-Bas en 1941.

Il débute dans le dessin en 1961 pour les journaux "Het Vrije Volk", "De Legerkoerier", De Rotterdamer", "Nieuwe Haagse Courant", "Nieuwe Leidse Courant", "Dordts Dagblat", "Pols", Liberaal Reveil", "Sjaloom", "Jeugd", "Evangelie", "Ratio". Il fréquente l’école des beaux-arts de 1962 à 1967, fait partie du mouvement hollandais "provo" (équivalent hollandais du mouvement beatnik qui s’est illustré par de nombreuses actions sur le terrain) et fonde en 1966 un journal de dessins politiques "God, Nederland & Oranje"  dans lequel il publie (entre autres) Roland Topor et le futur cinéaste Picha (Tarzoon, Le Chaînon Manquant,…). Le journal est saisi par la justice (une habitude chez Willem). Peu après son arrivée à Paris, il participe à l’Enragé  et aux premiers numéros de l’Hebdo Hara-Kiri ("cronique d’une vache espagnol (sic)") puis Charlie-Hebdo et La Semaine de Charlie. 
En plus de son activité de dessinateur de presse, il publie des bandes dessinées directement inspirées de l’actualité mondiale et des chroniques sur la vie culturelle du moment (tout de même très orientées autour de l’expression graphique): "Revue de Presse" et "Chez les Esthètes" pour l’Hebdo Hara-Kiri puis Charlie-Hebdo, "Chez les Esthètes" pour Charlie Mensuel et "Images" dans  dès 1981 .

Ses bandes dessinées et dessins de presse ont été publiés dans une foule de journaux, entre autres, dans Phosphore, Bijster , Hitweek, De Nieuwe Linie, Gandalf, Humo, Radikaal, Model-Peltex, Carton, IX(1969), Cocktail Comix, Provo , Métal Hurlant, Courrier Japon, Jalons, Bilan Provisoire, (A Suivre), Je Bouquine, Rock Hardi, Fluide Glacial, Bizarre Sex(Kitchen Sink 1972), Action (1968-69), J'accuse, La Grosse Bertha, 50 millions de consommateurs, Zéro, La Veuve Joyeuse, Gertrude, Drunk,  Rip Off Comics, Anathème, Au Sec !, PLGPPUR, Zoo, Viper, Stripburger, Vrij Nederland, Opus International, Toi et moi pour toujours, Loesh, l’Echo des Savanes (deuxième période), Hara-Kiri , Lard-Frit , Rouge, Bulles Dingues, Les Inrockuptibles, Casual Casual, S2 L'ART? (Graphzine), Une minute de Silence ("Journal muet international"),  Aloha, l’Horreur est Humaine, Zoulou, Placid et Muzo, Rigolo (la famille "Surprise"d'un jeu des 7 familles), Réciproquement, Tante Leny Presenteert!, BD-l'Hebdo de la BD, Passages , Le Citron Hallucinogène, Flag, Stomack, Tango, Politis, HP/De Tijd, Le Fou Parle, Strips (1996), Makoki, Zéro Plus Zéro Egale La Tête A Toto, Mono Grafico, Siné Massacre, Les Cahiers du Cinéma, Télérama , Mords-y-l’oeil , Lui, Strapazin, Stripschrift, (Le Petit) Psykopat (Illustré) ,....
Les bandes publiées durant les années 1970 dans Hara-Kiri hebdo/Charlie-Hebdo sont presque toutes réunies en album aux Editions du Square à raison d’un album par an minimum.
Sa participation au contenu éditorial de Charlie-Mensuel va évoluer du rôle «d’espion» à celui de rédacteur en chef pour les derniers numéros. Ses choix apparaissent clairement tout au long de l’histoire de ce titre qui va passer d’un contenu quasi exclusif de Comic-Strips américains et anglais classiques à un tremplin pour les jeunes talents les plus inspirés (Alex Barbier, les frères Varenne, Cathy Millet...).
En plus d’une abondante production dans la presse, il illustre des affiches, des livres, des tracts, des ex-libris, des livrets de CD et pochettes de disques , recopie des photographies de presse, écrit des scénarii, conçoit des alphabets et écrit le texte d’un livre pour enfants illustré par Joost Swarte.

Dans ces articles, il s’est fait le chantre des Comix Underground, de l’art moderne, de la
 bande dessinée hollandaise pour adultes des années 1970 puis de la bande dessinée espagnole pour adulte (El Vibora). Juste retour des choses, il est aussi publié dans ces pays.

Expérience unique en 1976, le Professeur Choron édite un petit magazine trimestriel puis bimestriel "SURPRISE" dont Willem est rédacteur en chef. Frappé par la censure de Michel Poniatowsky alors ministre de l'intérieur, celui-ci n’aura que 5 numéros mais les travaux qui y sont publiés frappent encore par leur originalité et leur force narrative.
De nos jours (bien que les images soient toujours d’une violence crue), ses dessins illustrent des livres , sont mis en vente à Drouot et font l’objet de nombreuses rétrospectives et autres expositions.
 

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